24h du Lubéron suite

Une petite vidéo :
VTT Léman aux 24h du Lubéron

Et un texte qui raconte l’aventure vue de l’intérieur !

Tout a commencé vendredi après-midi à 15h sur le parking. Tout le monde à l’heure avec son biclou, neuf pour certain (quel baptême !), et ses affaires. Mine de rien ça fait pas mal (…beaucoup)  de b….l .. euh, … bagages, bien sûr, pour un WE. On se demande presque comment tout ça va rentrer dans le Scudo de la commune, que nous remercions par ailleurs pour son prêt. Finalement tout rentre, on ferme les portes et on installe le porte-vélo avec les 3 derniers VTT. Départ 15h36 (Eric est aussi précis qu’une montre suisse !) et vroom, direction Pierrevert, village du Lubéron, non loin de Manosque.

Le trajet se déroule dans la bonne humeur avec comme à son habitude des débats de VTTistes, sans oublier la lecture de « ZeTopo », petite bible des 24h VTT du Lubéron de Sergio, ZeBossOfZeCamping. Nous arrivons à Pierrevert sans encombre aux alentours de 20h. Direction le village départ pour récupérer les plaques et prendre les dernières infos auprès de Sergio pour l’emplacement du camp de base du VTT Léman. Arrivés sur le champ, pas moyen de se tromper, tous les emplacements sont délimités par de la rubalise et le numéro est inscrit dans le coin. Commence alors le montage du camp, et là on se surprend dans l’efficacité. Chacun à son poste et le tout est prêt en une demi-heure (c’est bon de se lancer des fleurs de temps en temps !).

21h, il est temps d’aller manger. Direction Manosque, nous passons par le centre du village de Pierrevert. Le restaurant du centre, Le Bacchus, est ouvert et nous décidons d’aller y jeter un coup d’œil. Bien nous en a pris, la carte est appétissante et nous n’allons pas être déçus. Cinq d’entre nous « font le métier » en prenant de la seiche avec une purée de pomme de terre safranée, le sixième, dont on taira le nom, prenant une bonne entrecôte avec des frites “maison” tout aussi alléchantes. Nous prenons tous un dessert, le choix est difficile car tout semble être une tuerie. Le résultat est que c’est excellent ! Une bonne adresse à retenir. Retour au camping et tout le monde enfile son sac de couchage pour la nuit.

Réveil aux alentours de 8h et c’est parti pour le petit dèj. Faut bien prendre des forces pour la (…longue) journée. Mention spéciale au cake de Ludo, un truc de magicien, capable de faire disparaitre le café d’une tasse juste en le trempant dedans !!! Le temps passe et chacun se prépare, corvée de vaisselle pour Georges et Jean-Yves [??? c’était bien eux ???] au même moment, Ludo ne tenant pas en place décide d’aller faire un tour de reco. À son retour, à voir sa banane…et à entendre son discours… on sent que ça va être bon !!! Très bon même !!!

10h, c’est parti pour le tour de reco de 7 km tous ensemble. Premier faux plat se finissant par un petit talus et on entre directement dans le vif du sujet avec la première descente (très) technique avec une épingle et des passages entre les cailloux et racines au milieu des arbres, pour certains habillés de tapis. Du grillage à poule habille des planches sur le sol pour avoir plus de grip, le terrain se creusant rapidement.  La variante « Piou Piou » rassure certains. S’ensuit du single avec petites montées et descentes, toujours aussi techniques. Au bout de 2 km, nous sommes déjà ravis. Le kilomètre suivant nous délivre encore des joies avec une succession de toboggans et mouvements de terrains. La première partie étant descendante, on se dit bien que ça va remonter, et là, pim, au km 3.5, un bon gros raidard. Ça passe bien pour les meilleurs, moins bien pour les moins entrainés. On arrive sur un replat et on termine la première bosse sur une courte portion goudronnée. On enchaîne un single avec le passage du tapis, un court…mais intense raidillon recouvert de tapis pour le grip. On continue avec du single et nous retrouvons une partie descendante rapide non sans être technique. Le circuit débouche sur une côte goudronnée (un très léger répit) et repart en chemin vers une petite chapelle avant de redescendre vers une piste qui nous ramène au départ. Le bilan de la reco est « ouah » un vrai circuit de VTT, technique comme il faut, avec tout ce que l’on aime, single et descente mais exigeant car les phases de récup sont peu nombreuses. Le terrain est sec et une chose est sûre, nous allons aussi bouffer de la poussière!

11h15, départ pour le briefing et les présentations avec « Steph le tronçonneur », personnage des 24h, qui s’occupe des retardataires sur le circuit ! Ils savent nous accueillir dans le Lubéron ! 11h40 c’est parti pour la mise en grille, 106 équipes à mettre en place c’est pas de la tarte. L’ordre se fait par numéro de plaque. Avec le dossard 86, on se retrouve « au fond » avec un Ludo le couteau entre les dents. 11h56, tout le monde est prêt et M. le maire de Pierrevert donne le départ. C’est parti pour 24h de folie. À la fin du Start Loop on voit notre Ludo passer « comme un mort de faim » dans les 10 premiers, il découpe le tour en 22 minutes 19 secondes et passe le relais à Fabien, s’ensuivent Olivier, Eric, Jean Yves et Georges. Les tours et les relais s’enchaînent, la stratégie étant de passer le relais à chaque tour.

Le deuxième tour commence pour Ludo avec une première alerte du côté de sa chaîne, deux maillons de vrillés, un petit arrêt pour vérifier tout ça et ça repart, un peu déçu car ce ne sera pas ce tour-ci qu’il effectuera son temps de référence. Ce ne sera que partie remise pour le prochain relais avec un joli 20’11’’, temps qui ne sera pas amélioré.

19h40 et le premier grand moment des 24h, Ludo arrive dans la zone de relais, et là, pas de Fabien, tranquillement en train de s’échauffer sur la route derrière la zone de relais !!! Ludo décide tout de suite d’enchaîner un second tour pendant que Fabien descend dans la zone de relais… et attend, …attend… Et oui Ludo effectue son tour bonus !!!! Ludo finit son tour et trouve enfin Fabien et lui explique « brièvement » qu’il vient de faire deux tours ! Fabien qui repart aussitôt… le vélo entre les jambes !!!

21h, le crépuscule arrive et il est temps d’installer les loupiotes sur le cintre et le casque. Nous pointons alors au 29ème rang au général. Nous passons au dîner en bi ou trinôme, excepté Ludo dont l’horaire est trop tôt ou trop tard par rapport à son prochain relais. On lui ramènera, à sa demande, une tartelette !! Rien à redire sur le repas avec une petite salade en entrée, semoule et goulasch en plat, panacotta aux fruits rouges et tartelette pour finir. Il est temps d’ajuster aussi la stratégie pour la nuit, à savoir deux tours consécutifs pour les quatre costauds qui tournent en moins de 25 minutes au tour. Chacun règle son éclairage et c’est parti pour la nuit. Jean-Yves se rend compte rapidement qu’il n’est pas nyctalope et son premier tour de nuit se révèle compliqué avec son éclairage. Il le passe difficilement et le verdict est « qu’il voit que dalle!! ». Pour son deuxième passage Fabien lui prêtera sa lampe de cintre et le résultat est immédiat, moins 4 minutes sur le tour.

Au tour de Ludo de s’essayer à la nuit. Après un premier tour rapidement bouclé, le deuxième va lui réserver une bonne surprise avec un bris de chaine. Le terrain poussiéreux et sablonneux associé à quelques watts développés ont eu raison des maillons. Pendant ce temps-là, Fabien attend Ludo. Ce coup-ci, il n’est pas en retard et voit arriver Ludo en courant !!! Un passage à l’assistance technique et l’achat d’un maillon rapide et l’affaire est réparée. Nous nous occuperons un peu plus de nos chaînes par la suite avec des nettoyages et graissages plus réguliers.

La nuit est également le moment de la stratégie du sommeil. Plusieurs variantes vont être essayées. Fabien se la joue warrior, même pas sommeil, et ne compte pas dormir, juste se reposer sur une chaise avec une couverture. Ludo, Georges, Eric et Jean-Yves vont eux s’allonger et trouver quelques instants de sommeil réparateur. Olivier en fait de même mais en mode ronfleur !!!, histoire d’être solidaire avec les copains pour ne pas qu’ils s’endorment et pensent à aller rouler !!! Fabien, toujours éveillé joue le rôle de réveil au gré des passages de relais et n’oublie pas de rappeler de bien manger tout de suite après l’effort. C’est le moment propice pour attaquer, en plus de la salade de pâtes ou de riz, les brownies de Ludo, des petites merveilles de beurre et de chocolat !! Heureusement que l’on dépense immédiatement les calories assimilées, sinon, c’est un coup à prendre trois kilos en deux jours !

La nuit passe ainsi sans encombre parmi les animaux que l’on entend au milieu des bois. Des instants qui resteront de grands souvenirs dans la tête de chacun, rouler ainsi est un pur bonheur…à condition d’y voir clair !! Les six acolytes apportent leur pierre à l’édifice et nous pointons à la 21ème place à l’aube, une belle remontée dans le classement, inverse au thermomètre qui lui chute à 3°C !!!!  Fait pas chaud dans le Lubéron !!!! C’est l’heure du petit-déjeuner et nous nous succédons, comme pour le dîner à la salle des fêtes, à l’exception cette fois-ci de Fabien dont les relais sont mal placés. L’organisation est toujours au top !

Nous décidons de continuer avec la même stratégie jusqu’à midi, les trois quarts de la course sont déjà passés et les visages affichent quelques rides. Le mot d’ordre est de ne pas prendre de risque avec la baisse de la lucidité. Les tapis de protection de la première descente se rapprochent de plus en plus !!! Les prévisions de relais donnent Eric en dernier relayeur, mais la forme est toujours là et les tours s’enchaînent plus vite. Il va falloir faire un dernier tour bonus, l’avant dernier tour d’Eric, en laisse même présager deux, vu ses temps de passage. Fabien sera le dernier relayeur et fera aussi son tour bonus ! Il gère le dernier tour, réussit à grappiller une place au classement et arrive juste une minute après l’annonce de la fin des 24h.

C’est la délivrance pour tout le monde et chacun est heureux d’avoir participé à cette belle aventure. Nous finissons avec un total de cinquante-trois tours parcourus, à la 21ème place sur 102 du classement général et à la 7ème sur 25 de notre catégorie (équipe masculine de six coureurs). Nous sommes surpris de cette performance et cela nous motive encore plus pour l’année prochaine, car il est clair que nous avons tous envie d’y retourner. Le temps de partager une bonne bouteille de Pouilly Fuissé (Fabien n’a pas passé huit ans dans le Mâconnais pour rien) et nous voilà à défaire le camp de base et ranger le fourgon. Pierrevert 2014 est terminé mais nous pensons déjà à 2015 ! Un grand merci à l’organisation et aux bénévoles pour la réussite de cette épreuve tant sur le plan du déroulement des 24h que sur le tracé du parcours.

Fabien

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